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Savez-vous diagnostiquer une dysbiose ?

On entend beaucoup parler de dysbiose, mais savez vous reconnaitre les signes cliniques ?

Les signes cliniques d’une dysbiose

Le Dr Philippe Fiévet nous apporte ses lumières pour diagnostiquer une dysbiose ou Leaky Gut.

1- Les signes généraux :

  • Mauvais appétit ou impossible de passer un repas, envie particulière ++, obsession de manger
  • Sueur nocturne ( froide ou chaude)
  • Tension artérielle variable
  • Poids fluctuant ( en excès ou insuffisant )
  • Asthénie au réveil ou permanente
  • Somnolence, insomnie, réveil nocturne
  • Facteurs favorisants : biberon, pilule, antécédents familliaux

2- Signes psychiques :

  • Nervosité, anxiété, agressivité, irritabilité, asthénie psychique, mémoire, concentration, maladresses, migraines, sensation de flotter

3- Muqueuses :

  • Digestives : Nausées, diarrhées, constipation, flatulence, météorisme post-prandial, colite, crampes abdominales
  • ORL : Nez qui coule, qui gratte, éternuement . Sinusite, écoulement postérieur, catarrhe.
  • Bouche : aphtes, ulcères, picotements des lèvres
  • Enrouement, maux de gorge
  • Respiratoires : toux, bronchite, essoufflement, respiration difficile
  • Oeil : oedème des paupières, brûlures, larmoiement, cernes ++, troubles visuels

4- Peau :

prurit, eczéma, brûlure, urticaire, prurit du cuir chevelu

5- Signes féminins :

Syndrome prémenstruel, douleurs, cycles irréguliers, aménorrhée

6- Muscles :

Douleurs musculaires et/ou articulaires, dorsalgies, crampes

Ces signes cliniques pourront vous aider à diagnostiquer une dysbiose, sachant qu’elle est responsable de beaucoup de maladies chroniques comme le diabète, les affections psychiatriques, allergies, Alzheimer et Parkinson.

dysbiose intestinale par Odenth

Pour une bonne barrière intestinale, nous pouvons associer des conseils diététiques :

  • Régime hypotoxinique, hypoacidifiant,
  • 3 repas par jour, rien entre les 2. Manger dans le calme, bien mastiquer,
  • Boire 1litre d’eau, plutôt en dehors des repas : on aura un effet « chasse d’eau », et cela passera directement dans le sang, permettant ainsi de nettoyer les toxines accumulés,
  • Préférer une alimentation dissociée : consommation de fruit, oui, mais toujours avec un estomac vide, jamais en fin de repas car risque de fermentation. Eviter d’associer protéines et glucides . On recommande plutôt protéines et légumes,
  • Eviter lait de vache et gluten,
  • Eviter alcool, café, graisses saturées, sucres raffinés,
  • Privilégier une activité physique journalière au grand air !

Cerveau et Toxines : liens entre barrière hémato-encéphalique et barrière intestinale

De même origine embryonnaire, le cerveau limbique et le cerveau entérique présentent de fortes ressemblances, notamment au niveau de leur jonction serrées.

La barrière intestinale, comme la barrière hémato-encéphalique, sont des filtres sélectifs qui permettent de protéger ces 2 organes.

Le Système nerveux est un grand consommateur de glucose (20% de notre réserve alimente en permanence le cerveau) et d’oxygène (15% du débit cardiaque au repos). Il est très fragile, vulnérable aux substances toxiques, d’où nécessité d’une barrière efficace contre les xénobiotiques, agents infectieux, anticorps, leucocytes.

Cerveau et Toxines par Odenth

La barrière hémato-encéphalique (BHE) permet des échanges avec les vaisseaux très contrôlés (jonctions endothéliales très serrées, transports actifs, astrocytes). Il faut savoir que 90% des médicaments ne passent pas cette barrière.

Les substances qui altèrent cette barrière sont :

  • alcool, tabac, ondes électromagnétiques (attention portable)

Des recherches actuelles supposent une anomalie de la BHE, de type perméabilité, dans les cas de sclérose en plaque, métastase cérébrale , maladies neuro-dégénératives …

Il existe des liens entre cerveau et flore intestinale :

  • Hyperactivité de l’enfant et flore intestinale de la mère (trop de dopamine): si la mère a une colopathie, une perméabilité intestinale, certains éléments pathogènes peuvent passer du sang de la mère au foetus. Cela peut interférer sur la maturation cérébrale et entrainer une hyperactivité chez l’enfant à naitre.
  • Autisme et flore intestinale : Chez l’enfant autiste la flore intestinale est altéré à cause peut être de la dysbiose de la mère, et de ce fait, sa maturation cérébrale finale se passe mal.

Le Dr Natasha Campbell-McBride, neurologue nutritionniste à Cambridge a écrit un livre sur le syndrome entéro-psychologique. Elle a un enfant autiste.

Pour elle, en cas de problèmes psychologiques, il y a toujours des problèmes digestifs associés.

Chez l’enfant, on retrouve des cas

  • d’autisme, dyslexique, dyspraxique, trouble comportemental, trouble d’apprentissage, épilepsie , qui va évoluer à l’âge adulte vers des :
  • addictions, dépression, troubles de comportement alimentaire, TOC, maniaco-dépressif, schizophrénie, épilepsie..

Et dégénère vers Alzheimer et Parkinson à la vieillesse.

Elle conseille un régime alimentaire, à base de:

  • viande, poissons, abats, oeufs
  • Légumes, fruits
  • Produits laitiers fermentés, légumes fermentés
  • Bonne graisses

A éviter :

  • Céréales, féculents, sucres, édulcorants, lait, lactose, haricots.

Prendre des compléments alimentaires, de type : probiotiques, Vitamines A et D (huile de foie de morue), AG essentiels, Suppléments en AA,

En conclusion, préserver ses intestins et gérer une perméabilité intestinale permet de garder un esprit sain et vivace.

Dans toutes les cultures et traditions, il y a une ou plusieurs périodes par an de diète, de jeune, de nettoyage, de ressourcement.

Le but de cette cure est de « provoquer » l’élimination de toxines profondément ancrées.

Le principe de la cure est d’utiliser la physiologie des toxines :
  • moins on utilise d’énergie pour l’assimilation et l’anabolisme, plus on utilise d’énergie pour l’élimination et le catabolisme.
  • Plus on diminue les entrés, plus on augmente les sorties des toxines.
Le déroulement de la cure doit comporter :
  • Un repos physique (pas de travail physique, pas de sport)
  • Un repos émotionnel (pas de lecture, pas de portable, instaurer le silence actif)
  • Un repos mental (ne pas penser, lâcher prise, se débrancher des problèmes)
  • Un repos digestif (jeûne ou diète avec alimentation minimale hypotoxinique et hypoacidifiant)
  • Boire suffisamment d’eau
  • S’oxygéner (marche en plein air, respirer)
  • Etre dans une ambiance calme de détente et de ressourcement …

 

Vareth TY VALLEE

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