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A la mémoire de Gian Mario Esposito, le précurseur

Occlusion dentaire et posture corporelle

Il nous a quitté en 2006, mais son enseignement mériterait de perdurer. Le professeur Gian Mario Esposito était co-auteur avec J.-P. Meerseman du premier article dans l’histoire de la médecine illustrant la corrélation existant entre l’occlusion dentaire et la posture corporelle. Professeur dans les universités de Chieti et de Palerme, il a enseigné la kinésiologie appliquée dans toute l’Europe. Dentiste et médecin, il a introduit la kinésiologie dans sa pratique quotidienne, et mis en place un protocole de tests bien défini.

La kinésiologie n’est pas une philosophie, mais un instrument de diagnostic qui utilise un test musculaire. Le muscle répond par oui ou non (fort ou faible) et l’important est le protocole. Le test peut nous aiguiller sur la voie à prendre pour réhabiliter un équilibre satisfaisant.

Le protocole du Professeur Gian Mario Esposito

Il existe divers modes sur lesquels il s’appuyait pour tester des champs d’influence différents.

  • Géopathique (G)
  • Psychologique (P)
  • Biochimique (B)
  • Structurel (S)
  • Cicatrice (C)
  • Terrain (T)
  • Viscéral (V)
  • Et dent « neurologique » (N)

Le circuit géopathique permet de tester l’influence de champs électromagnétiques ou radioactifs, en particulier des mélanges de métaux.

Le circuit psychologique permet de rechercher les causes de stress, et de tester les réponses ou aides utiles pour les soulager (fleurs de Bach, fleurs californiennes, homéopathie, psychothérapie classique …)

Le circuit biochimique permet de retrouver des intoxications, qu’elles soient médicamenteuses alimentaires, pollution ou autre. C’est dans cette catégorie qu’on retrouve les intoxications aux métaux lourds, comme le mercure. On peut aussi retrouver des carences, en vitamines ou oligo-éléments par exemple.

Le circuit structurel intéresse les dentistes au premier plan. C’est dans ce mode qu’on retrouve les relations entre malocclusion et problèmes posturaux. On peut différencier des problèmes ascendants ou descendants avec leurs différentes portes d’entrée : vue, bouche, traumatisme, pied.

Le circuit cicatriciel cherche des cicatrices vicieuses, ou mal gérées par le corps.

Le terrain permet de tester la génétique, l’épi-génétique, et d’apporter des réponses avec, par exemple, un traitement homéopathique spécifique.

Le circuit viscéral cherche un dysfonctionnement d’un organe.

Ce qui est appelé « dent neurologique » est une dent dont l’anomalie altère tous les autres circuits, et ce de façon drastique. Cette dent perturbe plusieurs circuits du patient et ce depuis longtemps en général. Il est important de gérer ce problème dentaire en premier. Mis à part la “dent neurologique”, qui est prioritaire, il faut toujours rechercher quel est le circuit primaire. Le protocole de recherche du circuit primaire (le circuit à l’origine des dysfonctionnements) permet de savoir quoi prendre en charge en premier.

C’est par la rigueur du protocole qu’on peut être pertinent dans notre prise en charge.

Deux exemples pour illustrer ce propos

Léon est stressé (émotionnel (P) ) donc il fait du bruxisme (S) et il prend des anxiolytiques (B) ce qui lui crée des problèmes intestinaux, en particulier au niveau de la valvule iléocæcale (V). Le psoas du côté droit en supporte les conséquences, et il se contracte (S). Comme Léon est un grand amateur de vélo, il compense au niveau du genou gauche (S), et il a mal à ce genou. Il doit consulter.

Lucette a une déviation mandibulaire droite (S) donc la chaîne posturale droite est contractée : trapèze, psoas droit entre autres. Comme elle fait du vélo, elle compense et elle a mal au genou gauche (S). Elle doit consulter, et elle prend des anti-inflammatoires (B). Ces anti-inflammatoires lui font mal à l’estomac (V). Ces perturbations la limitent dans ses activités, et elle déprime (P) car elle sent diminuée. Ce qui lui entraîne un bruxisme de compensation (S).

Les deux patients présentent le même symptôme : douleur au genou gauche. Ils ont le même tableau clinique : psychologique, structurel, biochimique et viscéral. Toutefois comme nous l’avons décrit, pour gérer le genou gauche, Léon doit s’occuper de son émotionnel alors que pour Lucette, on doit s’occuper de sa déviation mandibulaire droite, pour résoudre ou tout au moins grandement améliorer tous les problèmes.

Grâce à sa double formation de médecin et de dentiste, Gian Mario Esposito a mis en place ce protocole toujours valable auquel nous pouvons nous référer. Sa rigueur nous a donné un cadre que nous pouvons faire évoluer avec les progrès de nos connaissances.

Merci Gian Mario !

Docteur Gérard Diez, Nice.

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