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La peur ou la dissociation de notre être profond

Le rythme et la dissonance

L’enchainement des saisons, des jours, la croissance puis décroissance de la végétation, suivent un rythme. A certains moments très précis le rythme s’arrête. Un silence s’installe comme entre deux notes dans l’écriture musicale, où dans cet espace temps entre l’inspir, l’expir, dans le cœur avec la systole et la diastole.

Cette vacuité est une présence en nous qui nous emmène vers d‘autres plans de conscience où le Tout devient Un.

Hélas, en reprenant un rythme quel qu’il soit, nous plongeons à nouveau dans un plan bien connu, du UN nous vivons le Deux. Soit rarement à l’unisson ou le plus souvent en dissonance. Le terrain est prêt pour accueillir ce fameux stress positif ou négatif selon chacun, en tout cas c’est une forme larvée de la peur : ne pas réussir à faire… Cette peur nous dissocie de notre être profond, le Un.

Cette dissonance est portée par des forces qui nous dépassent, qui viennent d’un ailleurs, avec des intentions destructrices. Certaines substances comme l’alcool, les plantes hallucinogènes, surgissent et malignement nous entrainent vers la défaite du discernement, en nous suggérant qu’elles vont nous aider à oublier qui nous pourrions être.

 

La peur et la crainte

Et, le voilà enfin ce serpent hideux, son nom : la peur, elle s’installe sur le trône de la crainte, la métamorphose en peur. La crainte est un sentiment qui chemine avec le discernement, qui nait du cœur, du 3° œil non du ventre comme la peur. La crainte est salutaire.  En un quart de seconde, la peur peut me saisir, me nouer le ventre, me noyer le cerveau, bref m’envahir.

C’est le moment de me saisir de moi-même en Moi-même. Débouter ce serpent hideux qui détruit en muselant notre force intérieure, notre Moi profond.

 

Comment déjouer le serpent de la peur ?

En passant du deux : moi et la peur au Un : Moi et moi.

Ce serpent porte en lui un incommensurable besoin de notre peur pour se nourrir et envahir le monde, il dépend de nous !!!  Voilà son talon d’Achille !!! La peur est le hochet du diable de celui qui sépare pour régner.

Alors que font certains ? Ils se regroupent parfois quand la lutte est trop forte, pour retrouver cette unité avec l’autre, « Un pour Tous, Tous pour Un ». Alors là, le monstre est inquiet, il devient encore plus menaçant, face à lui, Un à Un, chacun se relève et va de l’avant, c’est l’armée des vivants. (Mère Theresa a sauvé des milliers d’enfants et obtenu des aides des états, mais dit-elle, « je les ai pris un à un »).

La peur, le doute, font partie de cette dualité installée en nous, avec la naissance du rythme.

Contraction, dilatation, je respire, mon cœur bat, contraction dilatation, la source de vie qui m’a amenée dans le ventre de ma mère, se dilate en poussant le premier cri, les poumons se déplient, le souffle de vie me pénètre.

Cette force, ce souffle est une explosion de vie, posée à jamais dans le cœur, c’est la force lumineuse de l’âme si convoitée par les légions de l’ombre.

Aurons-nous assez de détermination pour choisir le camp de ceux qui connaissent la peur mais qui agissent seulement avec la crainte, de déplaire à leur âme ?

Le courage, la peur, le doute, sont contagieux, la Force qui monte de notre Moi aussi.

Choisissons notre mode de contamination pour nous et ceux qui nous sont proches physiquement et affectivement.

 

Michèle Caffin

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