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Soins dentaires pour le sportif de haut niveau

par le Dr Elisabeth Johan-Amourette

Autrefois, les sportifs de haut niveau étaient soignés par des spécialistes (ou pas, selon le budget de la fédération sportive dont ils dépendaient). Maintenant, pour la majorité des sports, ils consultent plus facilement leur chirurgien-dentiste habituel.

Si celui-ci est sportif, tant mieux ; s’il ne l’est pas, il peut passer à côté de certains « détails » qui peuvent faire varier les performances sportives de son patient !…

C’est gênant pour le « sportif du dimanche », ça l’est encore plus pour le sportif de compétition.

Les conseils diététiques donnés aux sportifs varient en fonction du sport pratiqué mais entre les conseils donnés et les habitudes alimentaires, il y a souvent une différence.

1 – L’ALIMENTATION DU SPORTIF

Les conseils diététiques donnés aux sportifs varient en fonction du sport pratiqué mais entre les conseils donnés et les habitudes alimentaires, il y a souvent une différence. En voici un aperçu :

  • La valeur calorique de la ration est plus faible que les standards préconisés. La répartition en ce qui concerne les repas est correcte, si ce n’est certains sports à caractéristiques particulières (alpinisme, par exemple).
  • Proportion exagérée de protéines animales par rapport aux protéines végétales.
  • Proportion générale des lipides exagérée par l’apport trop important de graisses animales.
  • Proportion des glucides sous-évaluée par insuffisance d’apport global, malgré tout, excès de glucides rapides (20% au lieu de 10%, standard recommandé).
  • Carence vitaminique notamment en ce qui concerne les vitamines C et B1, par manque d’apport dans la ration de légumes frais et verts.

2 – LA PLAQUE DENTAIRE ET LE TERRAIN DU SPORTIF

  • La nature de l’alimentation va déterminer le développement de certaines espèces bactériennes. Quand le pH de la plaque tombe en dessous de 5,5 (pH critique), il y a risque de caries. Or, il a été démontré qu’un simple rinçage de bouche avec une solution glucosée à 10%, provoque une baisse du pH jusqu’à 4. Pendant 20 minutes, le pH sera inférieur au pH critique : il est donc clair que les ingestions de solutions glucosée (toutes les ½ heures, comme il est parfois conseillé) entretiennent un état de cario-fragilité permanent. Au contraire, l’alternance prise glucosée à 20% / prise d’eau pure, permet de diminuer de moitié l’incidence cariogène.
  • La consistance alimentaire influe sur l’état de kératinisation de la gencive : plus elle est kératinisée, moins elle est fragile.
  • Les hypovitaminoses ont des effets cutanéo-muqueux locaux.
  • Le stress et le déséquilibre émotionnel, voire la durée et la répartition des épreuves, entravent les mesures d’hygiène mécaniques (brossage).

3 – PRÉVENTION BUCCO-DENTAIRE CHEZ LE SPORTIF

Elle doit être soigneuse car toute pathologie dentaire (inflammation, infection, déséquilibre occlusal, douleur aigue ou chronique…) aura forcément des répercussions sur les performances. De plus, le sportif de compétition étant soumis au contrôle anti-dopage, il n’est pas question de faire une prescription sans se soucier de la liste des substances interdites.

S’il faut tout de même faire une prescription, il est préférable de choisir l’homéopathie ou l’aromathérapie avec une vigilance particulière pour les huiles essentielles d’orange amère (Citrus Aurantium) qui peuvent contenir (selon la partie de plante utilisée) de l’octopamine, stimulant interdit, ainsi que pour l’huile essentielle de géranium dont la dénomination peut être utilisée pour indiquer la présence de methylhexanamine, qui est également un stimulant interdit, et ce notamment dans les compléments alimentaires. Pour sécuriser votre prescription, vous pouvez consulter le site dopage.com.

L’utilisation de diverses longueurs d’ondes de LASER est également une bonne option pour les traitements dentaires : pas de souci avec le contrôle anti-dopage !!!

Toutes les techniques d’hygiène bucco-dentaires doivent être enseignées pour que le sportif puisse choisir la méthode la mieux adaptée à son alimentation et au rythme de ses entrainements et/ou de ses compétitions.

4 – EQUILIBRE OCCLUSAL ET POSTURE

Pour tous les sports (même ceux pendant lesquels il est nécessaire de porter une gouttière de protection), l’équilibre occlusal est important : dans certaines disciplines, le sportif va chercher de la force en serrant les dents. Si les contacts dentaires ne sont pas équilibrés, il y aura une perte de tonus musculaire sur certaines chaines musculaires, entrainant un déséquilibre postural et une diminution de la performance sportive.

Le réglage occlusal peut se faire de différentes façons, en fonction de l’analyse de chaque cas ; il est toujours souhaitable de commencer par une séance d’ostéopathie crânienne pour libérer les tensions avant de toucher aux dents. Le réglage dentaire pourra se faire par addition de composite ou meulage léger de la structure dentaire, selon les cas. Dans certaines situations, l’utilisation de gouttières occlusales peut être envisagée…

En résumé, si les médecines alternatives et complémentaires sont d’un grand secours pour les soins apportés aux sportifs de haut niveau, elles sont tout aussi intéressantes pour les soins de tous les autres patients car :

  • Elles sont écologiques : respect de l’organisme du patient qui ne rejette pas de substances chimiques nocives dans l’environnement.
  • Elles sont peu onéreuses.
  • Elles permettent non seulement de soigner mais aussi d’optimiser les performances de chaque individu : mieux on connaît son corps, mieux on l’entretient, plus longtemps il reste souple, adaptable et en bonne santé !

Les Médecines Alternatives et Complémentaires (MAC) représentent les outils thérapeutiques du futur : de nombreuses études réalisées en Allemagne et en Australie ont déjà démontré les limites de certains médicaments (antibiotiques et antifongiques, entre autres) et l’intérêt des huiles essentielles utilisées seules, ou en association avec des médicaments allopathiques, dans le traitement des infections microbiennes ou fongiques.

Dans un avenir proche, nul doute que nous parviendrons (enfin !!) à établir des liens entre la biologie, la chimie et la physique pour expliquer ce que nous constatons cliniquement mais que nous avons encore du mal, dans certains cas, à expliquer scientifiquement…

Elisabeth Johan-Amourette

 

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